Partager l'article ! Histoire audio/vidéo de la Littérature Francophone: Apollinaire Daudet ...
Depuis quelques années, l’essor de documents audio et vidéo sur Internet permet d’écouter ou regarder des ressources d’un important intérêt pédagogique pour les étudiants ou les enseignants de français langue étrangère ou de littérature française.
Ainsi l’équipe du Projet Flenet a élaboré une véritable audio/vidéothèque qui comprend des ressources en ligne comme :
- émissions de radio autour des écrivains (interviews, hommages, dossiers)
- documents vidéo (séminaires, magazines, journaux TV)
- extraits de livres audio et poèmes
- cours, études et conférences sur la vie ou l’oeuvre des auteurs
- sites Web, bibliographies et dossiers sur les grands écrivains francophones
D’ Apollinaire à Zola, en passant par Camus, Nerval ou Yourcenar, les passionnés de littérature, les internautes francophones, les professionnels ou les nouvelles générations connectées au podcasting pourront écouter ou regarder de nombreux documents audio et vidéo, ainsi que consulter des textes et des pages Web sur les grands auteurs de l’histoire de la littérature française.
Le site Littérature Audio - Vidéo est le fruit de six ans d’un travail réalisé par les chercheurs et collaborateurs du Projet FLENET de l’ Université de León dans le Campus Virtuel FLE qui ont analysé, sélectionné et actualisé des ressources audio et vidéo en ligne sur la littérature française.
Tout un horizon audiovisuel à déguster au choix, en tant qu’auditeurs, lecteurs et spectateurs "mordus" de la littérature française...
in AGORAVOX http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10088
LITTÉRATURE FRANCOPHONE VIDÉOS - ARCHIVES INA
du lundi au vendredi de 19h30 à 20h
émission du lundi 28 janvier 2008
Maupassant, la bête humaine (1/5): Une vie
« Je jouis de tout, à la façon d’un animal. J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval, et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. »
Aux antipodes des écrivains ou des philosophes qui affirment la supériorité de l’homme sur le règne naturel, l’Animal Guy de Maupassant, cette « machine à sentir et à jouir », s’abandonne littéralement aux rythmes de la nature qui le traverse et le constitue : avec les femmes, c’est un lapin, quand vient la nuit, c’est une chouette, quand il écrit, c’est un caméléon : « Je ne crois pas à l’analyse, mais je crois à la sensation. Toutes les fois que j’ai bien peint un homme, c’est que je l’ai été une minute »…
1-très belle émission, pénétrante et limpide:bravo !
2-mais Jeanne n'est pas "désespérée", le mot
"désenchantée" me semble plus adapté.
3-Maupassant, comme tout un chacun, n'a pas été
constant dans l'athéisme absolu que vous lui prêtez
L'éphémère des sensations, la fugacité des sentiments, la cruauté épisodique de la vie en général et de la sienne propre en ont fait un révolté. Donc souvent il met Dieu en accusation.
A d'autres moments il aspire après lui et la réponse
qu'il ne perçoit pas le désespère,mais...il lui parle....
4-je vais acquérir le livre de Mariane Bury en
espérant qu'il soit aussi bon que ses propos.
Merci à vous deux.
Une vie
Gallimard. Folio classique, n° 3251 - 13 juillet 1999
Alors elle songea ; elle se dit, désespérée jusqu'au fond de son âme : «Voilà donc ce qu'il appelle être sa femme ; c'est cela ! c'est cela !» Et elle resta longtemps ainsi, désolée, l'œil errant sur les tapisseries du mur...
Mais, comme Julien ne parlait plus, ne remuait plus, elle tourna lentement son regard vers lui, et elle s'aperçut qu'il dormait ! Il dormait, la bouche entrouverte, le visage calme ! Il dormait !
«Une vie est un roman admirable ; ce n'est pas seulement le meilleur roman de Maupassant, mais peut-être même le meilleur roman français après Les Misérables de Hugo» (Tolstoï).
- 4e de couverture -
édition de André Fermigier
Une vie de Guy de Maupassant
Gallimard. Foliothèque, n° 41 - 24 janvier 1995
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.
Un dossier
Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire
- 4e de couverture -
présentation Mariane Bury
Contes et nouvelles de Maupassant : pour une poétique du recueil
Publications des universités de Rouen et du Havre. Collection Maupassant - 2008
L'histoire littéraire est jalonnée d'affirmations si convaincantes qu'elles se répètent à l'envi. Maupassant en a souvent été victime. On a pu dire que ses volumes de récits courts étaient la simple réunion - hasardeuse et opportuniste - des derniers textes parus dans la presse. Un certain nombre d'éditeurs ont alors redistribué les contes et nouvelles sur le lit de Procuste, regroupant de façon parfois arbitraire les récits courts autour de parcours thématiques et génériques. Pour une poétique du recueil se propose de montrer que, loin d'être la rencontre fortuite de textes, les volumes de contes conçus par Maupassant jouent avec les possibilités du livre et avec les voisinages de textes qu'il permet. Comment ignorer que, sur les quelque trois cents contes parus dans les journaux, Maupassant a laissé dans ses cartons un tiers de sa production et a ventilé les deux tiers restants dans quinze recueils qu'il a composés lui-même ? Pourquoi l'édition posthume ne les a-t-elle pas plus souvent pris en compte ? Selon quels critères les textes ont-ils été répartis par l'écrivain dans ses quinze ouvrages ? Que peut nous apprendre l'archéologie des recueils ? Dans quel sens les récits ont-il été réécrits pour prendre place dans le volume ? Quel est le rôle des nouvelles d'ouverture et de clôture ?
Les combinaisons nées de la discontinuité soufflent le chaud et le froid sur le recueil de récits courts et en font une forme idéale pour susciter maints effets de sens et donner la vision d'un monde qui va cahin-caha : le jour et la nuit, contrairement au titre ironique d'un des volumes, ne s'équilibrent pas, et le rire exacerbe - presque - toujours la dissonance.
Le recueil, tel que l'a voulu l'écrivain, apporte au «maussantophile» un supplément d'âme et de sens à la lecture des contes. Pour une poétique explore chacun des quinze ouvrages comme une aventure singulière.
- 4e de couverture -
émission du lundi 21 janvier 2008
Flaubert l'antidote (1/5): Madame Bovary
Flaubert (à George Sand)
On ne devrait pas lire Flaubert au collège, sous peine de n'y rien comprendre, ou pire, de grandir trop vite. A quoi sert de lire Madame Bovary quand on est en âge de tomber amoureuse pour la première fois ? Que reste-t-il de l'Education sentimentale quand on prend ses désirs pour des réalités ? Comment rire de Monsieur Homais quand on confond la culture et l'intelligence ? Que retenir d'un Coeur simple quand on ignore la servitude volontaire, ou de Salammbô quand on aime les beautés de papier glacé ? L'adolescence est trop fragile pour lui infliger ce remède de cheval. Mieux vaut attendre, pour fréquenter l'ermite, de perdre un peu ses illusions.
RE
une demi-heure seulement pour l'excellente émission sur Mme Bovary et plus largement pour l'ensemble de vos émissions. Suppression donc de A voix nue souvent médiocre et ainsi on aurait une heure pour Enthoven. Je ne serai sûrement pas seul à réclamer un temps correct pour cette émission. HAWS
21/01/2008 21:38 elise (lille)
Emma qui « couche » avec Rodolphe ? pourquoi ce langage, Monsieur Enthoven, pour Flaubert, justement, qui tant aimait le pouvoir magnétique, le miracle du choix d’un mot pas banal ? Insistance disproportionnée, en plus, sur le premier « nous » du roman, ironique et faussement réaliste (ce que vous avez même appelé du ‘hyper-realisme’ !), et heideggerisme à deux sous dans l’analyse du mot « nouveau » - même lorsque nous avons passé l’âge du collège, il peut être prématuré d’aborder certains livres.
Madame Bovary¸ suivi de Actes du procès, éd., prés., Bernard Ajac
Flammarion, « GF », nouv. éd. m. à j. - 2006
En 1857, au terme de plusieurs années de labeur, Flaubert fait paraître Madame Bovary. Aussitôt, c'est le scandale : l'histoire d'Emma - cette fille de paysans qui, pour fuir la médiocrité de son époux et la routine provinciale, se réfugie dans ses lectures puis dans l'adultère - choque la censure. Flaubert est poursuivi pour outrage aux mœurs et à la religion ; on lui reproche ses « tableaux lascifs », ses « images voluptueuses mêlées aux choses sacrées ». Le succès, immense, est à la mesure du tapage du procès. Mais cette œuvre - qui donna lieu à quantité d'adaptations, que l'on songe aux films de Jean Renoir (1934) ou de Claude Chabrol (1991) - est bien plus qu'un roman sulfureux : elle ébranle les fondements mêmes du genre romanesque. Ce qu'affirme avec force Zola dans Les Romanciers naturalistes (1881) : « Quand Madame Bovary parut, il y eut toute une révolution littéraire. Il sembla que la formule du roman moderne, éparse dans l'œuvre colossale de Balzac, venait d'être réduite et clairement énoncée dans les quatre cents pages d'un livre. Le code de l'art se trouvait écrit. »
- 4e de couverture -
L'atelier Bovary vient d'ouvrir en ligne. Vous pouvez y savourer la "bouillie" de Flaubert, la somme méandreuse et labyrinthique des brouillons du chef d'oeuvre...Ne vous en privez pas!
Flaubert (à George Sand)
On ne devrait pas lire Flaubert au collège, sous peine de n'y rien comprendre, ou pire, de grandir trop vite. A quoi sert de lire Madame Bovary quand on est en âge de tomber amoureuse pour la première fois ? Que reste-t-il de l'Education sentimentale quand on prend ses désirs pour des réalités ? Comment rire de Monsieur Homais quand on confond la culture et l'intelligence ? Que retenir d'un Coeur simple quand on ignore la servitude volontaire, ou de Salammbô quand on aime les beautés de papier glacé ? L'adolescence est trop fragile pour lui infliger ce remède de cheval. Mieux vaut attendre, pour fréquenter l'ermite, de perdre un peu ses illusions.
RE
"Indécis", ce n'est pas nécessairement un épithète, c'est un adjectif. Les mots peuvent être simples.
L'éducation sentimentale, préf. Albert Thibaudet, notice et notes de S. de Sacy
Gallimard - « Folio classique » - 2005, nouv. éd.
- Adieu, mon ami, mon cher ami ! Je ne vous reverrai jamais ! C'était ma dernière démarche de femme...
Et elle le baisa au front comme une mère... Elle défit son peigne ; tous ses cheveux blancs tombèrent.
Elle s'en coupa, brutalement, à la racine, une longue mèche.
- Gardez-les ! adieu !
Quand elle fut sortie, Frédéric ouvrit sa fenêtre. Mme Arnoux, sur le trottoir, fit signe d'avancer à un fiacre qui passait. Elle monta dedans. La voiture disparut.
Et ce fut tout.
« La vérité mise au jour par Flaubert vaut pour toutes les générations "sacrifiées" ou "perdues", pour tous les "jeunes gens en colère" » (Maurice Nadeau).
- 4e de couverture -
Flaubert l'antidote (3/5): Trois contes
Flaubert (à George Sand)
On ne devrait pas lire Flaubert au collège, sous peine de n'y rien comprendre, ou pire, de grandir trop vite. A quoi sert de lire Madame Bovary quand on est en âge de tomber amoureuse pour la première fois ? Que reste-t-il de l'Education sentimentale quand on prend ses désirs pour des réalités ? Comment rire de Monsieur Homais quand on confond la culture et l'intelligence ? Que retenir d'un Coeur simple quand on ignore la servitude volontaire, ou de Salammbô quand on aime les beautés de papier glacé ? L'adolescence est trop fragile pour lui infliger ce remède de cheval. Mieux vaut attendre, pour fréquenter l'ermite, de perdre un peu ses illusions.
RE
Au début de son intervention, en réponse à la question de Raphaël Enthoven sur la mise en ligne du manuscrit de Madame Bovary, Pierre-Marc de Biasi a parlé de "ce travail sur lequel nous veillons depuis de nombreuses années". Qui "nous"? Pierre-Marc de Biasi lui-même, je suppose, et ses amis de l'équipe Flaubert de l'ITEM-CNRS. Or, cette équipe n'est pour rien dans ce travail, entièrement conçu et réalisé par la BM de Rouen et le Centre Flaubert de l'Université de Rouen. Ce "nous" de Pierre-Marc de Biasi est inquiétant, par la tentative de récupération dont il est le symptôme.
Dans la foulée, Pierre-Marc de Biasi regrette que le nom de Marie Durel ne soit pas suffisamment cité dans l'édition numérique. Il suffit de circuler dans le site pour s'apercevoir du contraire: le nom de cette doctorante, qui a travaillé sous ma direction au classement génétique du manuscrit, est constamment présent, associé au tableau génétique de navigation.
Yvan Leclerc
Directeur du Centre Flaubert à l'Université de Rouen
Responsable avec Danielle Girard des transcriptions de l'édition en ligne des manuscrits de Madame Bovary.
24/01/2008 01:08 B SAOUDI (Montréal/ Canada)
Très intéressante analyse de ce conte flaubertien ! Malgré tout, je trouve que l'invité (Biasi) n'a pas toujours su suivre R. Enthoven dans ses envolées et pistes de réflexion, mais s'est plutôt replié sur un docte savoir par lequel il aplatit l'étonnement et évite toute nouvelle découverte dans un texte qu'on ne peut enfermer dans une interprétation aussi intelligente soit-elle ...
23/01/2008 19:52 choffe christophe (genève)
Bonsoir,
je m'interroge sur le pourquoi d'une présentation très sérieuse de la génétique littéraire -sérieuse mais obscure- dans la mesure où les analyses lui succédant se situent sur le plan de la seule fiction. Nul besoin, semble-t-il, de fouiller les manuscrits pour offrir ce type d'approche. Non?
...Merci pour la diversité des thèmes abordés dans votre émission...
Bien cordialement à votre équipe,
choffe christophe
23/01/2008 19:50 pla (lyon)
Je vous félicite pour cette série sur Flaubert. Et sur les séries littéraires et philosophiques. Je tiens en particulier à remercier les efforts pédagogiques de l'animateur, qui aide l'auditeur à la compréhension.
Trois contes, introduction , notes, chronologie et bibliographie mise à jour Pierre-Marc de Biasi
Flammarion - GF - 2007, éd. rev.
En 1875, incompris depuis Salammbô, enlisé dans les ratures de Bouvard et Pécuchet, ruiné par sa nièce, Flaubert se lance, pour oublier, dans un projet de jeunesse : La Légende de saint Julien l'Hospitalier. Le feu de l'écriture lui redonne goût à la vie et à la création : il poursuit avec deux autres récits, pour réunir en une seule œuvre « du Moderne, du Moyen Âge et de l'Antiquité ». Un cœur simple, le volet « moderne » du triptyque, raconte la vie pathétique de Félicité, une pauvre servante au grand cœur. Coloré et étincelant comme un vitrail, énigmatique comme un rêve, le conte médiéval La Légende de saint Julien l'Hospitalier retrace le destin sanglant d'un héros qui oscille entre sainteté et folie. Quant au volet « antique », il fait revivre, avec Hérodias, l'époque évangélique, en donnant à la littérature la première incarnation d'un mythe qui, de Wilde à Nabokov, traversera la modernité : celui de Salomé. Dernière œuvre publiée par Flaubert de son vivant, Trois contes peut être tenu pour son testament esthétique. Selon la formule de Théodore de Banville, ces récits au style éblouissant constituent « trois chefs-d'œuvre absolus et parfaits, créés avec la puissance d'un poète sûr de son art ».
- 4e de couverture -
Flaubert l'antidote (5/5): Maupassant, le "cher fils"
Flaubert (à George Sand)
On ne devrait pas lire Flaubert au collège, sous peine de n'y rien comprendre, ou pire, de grandir trop vite. A quoi sert de lire Madame Bovary quand on est en âge de tomber amoureuse pour la première fois ? Que reste-t-il de l'Education sentimentale quand on prend ses désirs pour des réalités ? Comment rire de Monsieur Homais quand on confond la culture et l'intelligence ? Que retenir d'un Coeur simple quand on ignore la servitude volontaire, ou de Salammbô quand on aime les beautés de papier glacé ? L'adolescence est trop fragile pour lui infliger ce remède de cheval. Mieux vaut attendre, pour fréquenter l'ermite, de perdre un peu ses illusions.
RE
Mille mercis à Raphaël Enthoven pour sa savoureuse série d'émissions sur l'art toujours surprenant de Flaubert.
A quand une série sur la mythologie chrétienne, qui nous donnera l'occasion de réentendre l'excellent Pierre-Marc de Biasi à propos de "La Légende de Saint Julien l'Hospitalier"?...
27/01/2008 10:27 Limousin Patricia (83 560 Vinon sur Verdon)
Où il est aussi question de filiation, dans l'essai de Jacques Bienvenu, Maupassant, Flaubert et le Horla, aux Editions Muntaner ...
Toujours impatiente d'écouter vos émissions,
Maupassant, le métier d'écrivain. Lire, écrire, publier au XIXè siècle
CRDP de l'académie de Grenoble, Grenoble. Collection 36 - 31 mai 2005
Connu surtout pour quelques textes célèbres à juste titre, essentiellement des romans et des nouvelles, Maupassant a construit en réalité une oeuvre abondante qui recèle bien des trésors encore cachés. Thierry Poyet, à travers un corpus original, présente un Maupassant épistolier et essayiste, mais aussi un témoin de son temps et un authentique artisan de l'écriture. Sur les grands problèmes de son époque comme sur le métier de l'écrivain, Maupassant est une conscience lucide qui connaît le prix de l'existence, et non seulement le viveur souvent décrit.
En classes de Seconde et de Première, l'oeuvre de Maupassant est idéale pour illustrer et renouveler avec bonheur les grands objets d'étude. Les multiples propositions de parcours faites ici sont agencées avec souplesse pour favoriser les croisements les plus féconds.
- 4e de couverture -
L'héritage Flaubert Maupassant
Kimé, Paris. Collection Détours littéraires - 20 mai 2000
A-t-on déjà tout écrit à propos des relations entre Flaubert et Maupassant ? On pourrait le croire puisque la critique a souvent noté les liens humains entre les deux écrivains. Néanmoins, on a trop peu relevé le dialogue permanent qui les a uni par le biais de leurs échanges épistolaires et de leurs œuvres.
T. Poyet est agrégé et docteur ès lettres, il enseigne à l'Université Lyon III-Jean Moulin. Il a écrit plusieurs articles sur Flaubert et sa correspondance.
- présentation de l'éditeur -
Madame Bovary, le roman des lettres
L'Harmattan. Collection Espaces littéraires - 8 octobre 2007
Madame Bovary constitue l'une des oeuvres les plus marquantes de la littérature française, elle a bouleversé le genre romanesque au dix-neuvième siècle. Comment la lire cent cinquante ans après sa publication si ce n'est en donnant la parole à son auteur, Flaubert, qui nous a laissé un corpus de lettres sans équivalent ? Il nous y révèle à la fois comment l'inspiration vient à l'écrivain, quel travail l'écriture représente pour lui, les conséquences d'une publication et surtout tout un ensemble de remarques théoriques et de concepts sur l'art d'écrire indépassés, et peut-être indépassables...
Recenser toutes les lettres de Flaubert qui évoquent Madame Bovary, du moins tous les extraits qui s'y rapportent, c'est proposer au lecteur d'aujourd'hui un regard particulièrement lucide qui témoigne à la fois d'une expérience singulière et des pratiques d'écriture qui transcendent l'oeuvre en question. La rencontre de Flaubert épistolier dans les années de rédaction de Madame Bovary (1851/1857) constitue une aventure largement comparable à la lecture du roman. En permettant d'accéder aux arcanes de l'écriture, elle transforme les lecteurs en autant de spécialistes de la création littéraire.
- 4e de couverture -
Maupassant, la bête humaine (2/5): Bel-Ami
« Je jouis de tout, à la façon d’un animal. J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval, et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. »
Aux antipodes des écrivains ou des philosophes qui affirment la supériorité de l’homme sur le règne naturel, l’Animal Guy de Maupassant, cette « machine à sentir et à jouir », s’abandonne littéralement aux rythmes de la nature qui le traverse et le constitue : avec les femmes, c’est un lapin, quand vient la nuit, c’est une chouette, quand il écrit, c’est un caméléon : « Je ne crois pas à l’analyse, mais je crois à la sensation. Toutes les fois que j’ai bien peint un homme, c’est que je l’ai été une minute »…
Cher Raphaël, l'épervier du début de Bel-ami n'est certes pas un rapace mais un filet : Atilf indique
Pêcher à l'épervier; jeter l'épervier. M. Simpson (...) avait à la main une longue écharpe rose; il l'élevait, avec le geste d'un pêcheur qui va jeter un coup d'épervier (ZOLA, Curée, 1872, p. 562).
Amicalement
JLS
29/01/2008 22:38 bouchelaghem (paris)
Bonjour,
Bravo pour le jingle d'intro, et pour cette série d'émissions sur Flaubert et Maupassant.
29/01/2008 21:19 nutrisca (france)
Commentaires sur emission du 25 janvier Guy de Maupassant et G Flaubert
Monsieur, voici ce que je viens de découvrir en écoutant votre émission sur GFlaubert et Gde Maupassant. Je n'ai pas une grande culture littéraire et j'ai même comme QUI DIRAIT UN PEU HONTE DE MON NIVEAU ...scolaire. J'avais le souvenir scolaire d'un extrait de texte relatant la navrante arrivée d'un nouvel élève dans une classe, sans grande personnalité, s'appellant indistinctement "CHARIVARI" et provoquant les quolibets des élèves. Je ressentais alors une empathie envers ce personnage. Ignorant la suite du roman et l'histoire d'Emma Bovary, je m'étais imaginé que cet élève était une sorte de "Poil de carotte" et donc le pauvre être du premier livre que j'ai lu en entier. J'étais à l'époque Fière d'avoir mené à terme la lecture de celui-çi en le choisissant d'après l'extrait du livre de Jules Renard qui se trouvait dans mon livre de français.(est-ce bien J Renard?)
Quelques années plus tard, à l'âge de la maturité de la femme que j'étais devenue, je choisis de lire "Madame Bovary" en retrouvant l'extrait sur Charles et j'identifiais Emma totalement à (Em)moi. Puis vint la lecture d'"Une vie" que je sentais être pareil à la mienne.
C'est là que s'est établi chez moi la confusion entre ces textes que j'aimais. Je lus avec le même étonnement L'Education sentimentale et je me mis à lire nouvelle après nouvelle l'ensemble de celles de Guy de Maupassant publiées en poche.Gdemaupassant était GFlaubert.
Où vais-je en venir? A ceci : j'ai écouté attentivement votre invité et vous-même comme chaque soir dans l'embouteillage de l'A86 en rentrant du boulot.
Mon intérêt pour ces écrivains se bornait à coller merveilleusement à leur création, retrouvant les mêmes expériences. Comme une lectrice dévorant un roman de gare, mes reflexions personnelles n'ont jamais été suivies par une curiosité de ces auteurs. Je revivais les mêmes émois et les mêmes sensations.
L'éclairage dans cette émission sur le lien entre Flaubert et Maupassant a levé ma confusion entre eux et je peux aujourd'hui être FIERE... d'avoir jeté définitivement mon téléviseur pour le podcast des émissions de France Culture.
Merci à vous et à tous ceux qui participent à cette très grande radio.
Josette Commetoutlemonde.
29/01/2008 20:34 Fraidairic (Nogent sur Oise)
Une intervention intéressante pour une oeuvre étonnante et agréable à lire.
Maupassant a réussi la description réaliste d'un "type" compliqué et totalement haïssable.
Bref, bravo à Madame Benhamou, pour son site et pour sa grande connaissance de Maupassant, et des autres, biensûr!
29/01/2008 20:13 Chesnel Philippe (Strasbourg)
Bonjour,
Avez-vous reçu de France Culture le feedback suivant (entre guillements plus bas) que j'ai envoyé le 21 janvier ? Encore une fois je veux ici exprimer mon plaisir d'écouter des émissions aussi bien construites et préparées. De plus, vous donnez à écouter des gens de haut niveau, lesquels savent de quoi ils parlent. Trop souvent, j'ai entendu sur cette antenne (et combien cela existe encore !) des invités ou des producteurs rabâcher des lieux communs ou des généralités. je vous suis donc avec beaucoup d'attention et fais la publicité de l'émission (que je souhaiterais plus longue pour ma part, ou alors une spéciale une fois par semaine de 1h30 développant le sujet de l'émission quotidienne).
Bien à vous
"À l'attention de M. Kessler
Bonjour,
Auditeur assidu de France Culture depuis 20 ans au moins (ce dont témoignent de nombreuses cassettes, MD et mes téléchargements d'émissions), ayant entendu le meilleur et le pire (sous la suffisante Laure Adler), j'observe une nette remontée de la qualité depuis deux saisons. Celle de 2007-2008 est à noter tout particulièrement.
Il y eut une époque où l'on avait alternativement Gilles Lapouge (beaucoup trop bavard) et Olivier German-Thomas (toujours dans son rôle le dimanche) et plus tard l'excellent passeur André Velter à 19h ou 19h30. Il y a désormais Raphaël Enthoven que j'avais découvert l'année dernière dans de brillants entretiens avec Nicolas Grimaldi et d'autres invités de qualité (notamment autour de Bergson).
Après une très courte période de rôdage, Raphaël Enthoven est devenu un excellent praticien de la radio et l'on peut déjà dire une incontournable figure de France Culture. Sa voix, son impressionnante maîtrise (du temps et de l'espace radiophonique), son exceptionnelle présence d'esprit sur des sujets très variés, sa préparation du sujet, son respect des interlocuteurs (politesse, parole non interrompue, aide à l'expression, mise en valeur), son respect également des auditeurs (auxquels il pense en les saluant, et, comme pédagogue, en reformulant ou en éclaircissant le contexte ou des formules, en citant à la fin les titres des livres et des événements sans renvoyer au ) confèrent à cette demi-heure quotidienne un niveau qui dépasse en intelligence et en plaisir donné beaucoup de ce que j'ai pu entendre.
À noter également, la très grande qualité des lectures d'extraits littéraires par Georges Claisse.
Celui qui a confié le créneau quotidien 19h30-20h à Raphaël Enthoven peut être félicité. Il a réintroduit une émission qui a vocation à devenir du patrimoine radiophonique. J'espère que cette collaboration durera. Elle fait honneur à la chaîne qui reprend du poil de la bête, après des années post-Borzeix et pré-Kessler assez déprimantes.
Une autre fois, je m'exprimerai sur l'émission documentaire de Sonia Kronlund "Les pieds sur terre" qui est aussi une sacrée réussite.
Bien cordialement,
Philippe Chesnel"
29/01/2008 20:11 Naisquick
J'ai beaucoup aimé cette intervention d'autant plus que j'ai étudié l'oeuvre en classe avec Mme Benhamou. J'ai trouvé vos commentaires trés interessants! Tschuss!
Contes et nouvelles de Maupassant : pour une poétique du recueil
Publications des universités de Rouen et du Havre. Collection Maupassant - 2008
L'histoire littéraire est jalonnée d'affirmations si convaincantes qu'elles se répètent à l'envi. Maupassant en a souvent été victime. On a pu dire que ses volumes de récits courts étaient la simple réunion - hasardeuse et opportuniste - des derniers textes parus dans la presse. Un certain nombre d'éditeurs ont alors redistribué les contes et nouvelles sur le lit de Procuste, regroupant de façon parfois arbitraire les récits courts autour de parcours thématiques et génériques. Pour une poétique du recueil se propose de montrer que, loin d'être la rencontre fortuite de textes, les volumes de contes conçus par Maupassant jouent avec les possibilités du livre et avec les voisinages de textes qu'il permet. Comment ignorer que, sur les quelque trois cents contes parus dans les journaux, Maupassant a laissé dans ses cartons un tiers de sa production et a ventilé les deux tiers restants dans quinze recueils qu'il a composés lui-même ? Pourquoi l'édition posthume ne les a-t-elle pas plus souvent pris en compte ? Selon quels critères les textes ont-ils été répartis par l'écrivain dans ses quinze ouvrages ? Que peut nous apprendre l'archéologie des recueils ? Dans quel sens les récits ont-il été réécrits pour prendre place dans le volume ? Quel est le rôle des nouvelles d'ouverture et de clôture ?
Les combinaisons nées de la discontinuité soufflent le chaud et le froid sur le recueil de récits courts et en font une forme idéale pour susciter maints effets de sens et donner la vision d'un monde qui va cahin-caha : le jour et la nuit, contrairement au titre ironique d'un des volumes, ne s'équilibrent pas, et le rire exacerbe - presque - toujours la dissonance.
Le recueil, tel que l'a voulu l'écrivain, apporte au «maussantophile» un supplément d'âme et de sens à la lecture des contes. Pour une poétique explore chacun des quinze ouvrages comme une aventure singulière.
- 4e de couverture -
préface de Philippe Hamon
Bel-Ami
Ed : Le Livre de Poche - 1979
A qui Georges Duroy doit-il son irrésistible ascension ? Aux femmes séduites par sa jeunesse et sa beauté. La petite fille de l'une de ses maîtresses le surnommera Bel-Ami. Et ce fils d'aubergistes normands, à Canteleu, deviendra baron Du Roy de Cantel. L'amitié lui ouvrira la carrière journalistique. L'amour lui donnera l'argent et la gloire. Maupassant a été journaliste. Il a connu ce monde parisien du XIXème siècle, les salles de rédaction qui font et défont les ministères, et leurs annexes, les salons mondains où naissent intrigues et liaisons. Ses portraits de femmes dévorées d'amour ou d'ambition, ses tableaux de la vallée de la Seine à Rouen, ses fiacres, avenue du Bois de Boulogne, sont oeuvre de peintre. Maupassant était un maître du récit.
Maupassant, la bête humaine (3/5): philosophie de Maupassant
« Je jouis de tout, à la façon d’un animal. J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval, et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. »
Aux antipodes des écrivains ou des philosophes qui affirment la supériorité de l’homme sur le règne naturel, l’Animal Guy de Maupassant, cette « machine à sentir et à jouir », s’abandonne littéralement aux rythmes de la nature qui le traverse et le constitue : avec les femmes, c’est un lapin, quand vient la nuit, c’est une chouette, quand il écrit, c’est un caméléon : « Je ne crois pas à l’analyse, mais je crois à la sensation. Toutes les fois que j’ai bien peint un homme, c’est que je l’ai été une minute »…
Bonsoir,
Enfin un invité qui ne se laisse pas facilement couper la parole par le brillant quoique parfois agaçant Raphaël Enthoven, lequel je remercie pour sa passion pour Flaubert et son intérêt pour Maupassant. Il y a toujours quelque chose de bon à glaner dans vos émissions, même si on peut regretter l'inégalité de leur intérêt, variable selon l'invité. Avec fidélité, I.R.
30/01/2008 23:56 Ricardo Grillo-Rey (Birmingham/ États-Unis)
Je désire remercier depuis cette ville aux Etats-Unis Raphaël Enthoven d'examiner avec des personnalités de la Littérature et de la Philosophie, deux géants de l'écriture comme Flaubert et Maupassant... en ayant trouvé dans ma jeunesse ce dernier auteur dans l'oeuvre admirable d'Axel Munthe : Le livre de Saint Michel, est pour moi d'une grande valeur. Compléter la vie de Maupassant avec de telles autorités et approfondir sur l'amitié qui a été développée chez deux des plus grands auteurs de la langue française. Mille mercis pour tous ces programmes...
Contes et nouvelles de Maupassant : pour une poétique du recueil
Publications des universités de Rouen et du Havre. Collection Maupassant - 2008
L'histoire littéraire est jalonnée d'affirmations si convaincantes qu'elles se répètent à l'envi. Maupassant en a souvent été victime. On a pu dire que ses volumes de récits courts étaient la simple réunion - hasardeuse et opportuniste - des derniers textes parus dans la presse. Un certain nombre d'éditeurs ont alors redistribué les contes et nouvelles sur le lit de Procuste, regroupant de façon parfois arbitraire les récits courts autour de parcours thématiques et génériques. Pour une poétique du recueil se propose de montrer que, loin d'être la rencontre fortuite de textes, les volumes de contes conçus par Maupassant jouent avec les possibilités du livre et avec les voisinages de textes qu'il permet. Comment ignorer que, sur les quelque trois cents contes parus dans les journaux, Maupassant a laissé dans ses cartons un tiers de sa production et a ventilé les deux tiers restants dans quinze recueils qu'il a composés lui-même ? Pourquoi l'édition posthume ne les a-t-elle pas plus souvent pris en compte ? Selon quels critères les textes ont-ils été répartis par l'écrivain dans ses quinze ouvrages ? Que peut nous apprendre l'archéologie des recueils ? Dans quel sens les récits ont-il été réécrits pour prendre place dans le volume ? Quel est le rôle des nouvelles d'ouverture et de clôture ?
Les combinaisons nées de la discontinuité soufflent le chaud et le froid sur le recueil de récits courts et en font une forme idéale pour susciter maints effets de sens et donner la vision d'un monde qui va cahin-caha : le jour et la nuit, contrairement au titre ironique d'un des volumes, ne s'équilibrent pas, et le rire exacerbe - presque - toujours la dissonance.
Le recueil, tel que l'a voulu l'écrivain, apporte au «maussantophile» un supplément d'âme et de sens à la lecture des contes. Pour une poétique explore chacun des quinze ouvrages comme une aventure singulière.
- 4e de couverture -
préface de Philippe Hamon
Philosophie de Maupassant
Ellipses. Collection Littérature et philosophie - 28 octobre 2000
En donnant à penser que l'homme est une bête à peine supérieure aux autres, que c'est la recherche du plaisir qui nous meut, que la mort est un invraisemblable scandale, que la guerre est infrahumaine et que les hommes se laissent mener par le bout des mots, Maupassant semble - à l'évidence - choisir son parti en philosophie.
Ce livre tend à démontrer que l'on trouve chez Maupassant des segments de philosophie, des thèmes hérités des voluptueux inquiets, des inflexions puisées dans une tradition qu'illustrèrent (bien des siècles après Anacréon et Horace) les écrivains libertins du XVIIIe siècle : Crébillon, Prévost, Laclos et le marquis de Sade.
- 4e de couverture -
Maupassant, la bête humaine (5/5): le Fantastique du taureau littéraire
« Je jouis de tout, à la façon d’un animal. J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval, et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. »
Aux antipodes des écrivains ou des philosophes qui affirment la supériorité de l’homme sur le règne naturel, l’Animal Guy de Maupassant, cette « machine à sentir et à jouir », s’abandonne littéralement aux rythmes de la nature qui le traverse et le constitue : avec les femmes, c’est un lapin, quand vient la nuit, c’est une chouette, quand il écrit, c’est un caméléon : « Je ne crois pas à l’analyse, mais je crois à la sensation. Toutes les fois que j’ai bien peint un homme, c’est que je l’ai été une minute »…
Bravo aux invitées, qui étaient très efficaces et agréables à entendre lors de cette semaine Maupassant.
02/02/2008 13:03 Alfonsi (Avignon)
J'apprécie votre émission et les commentaires intelligents et cultivés de M. Raphaël Enthoven. Cependant, je suis étonné et gêné par certaines interventions de ce dernier auprès de ses interlocuteurs, leur enjoignant de revenir au thème de discussion défini, imposé ? lorsque les propos de ceux-ci sont arbitrairement présentés comme hors sujet. Par exemple, à propos de l'athéisme assumé par Maupassant, l'invité a été prié de revenir au contenu de la question posée alors que son propos ne divaguait pas. Terminer ensuite en faisant remarquer que M. Maupassant avait reçu les saints sacrements avant de mourir, alors que sa santé mentale le laissait en proie à une confession encore toute puissante, ne me parait pas judicieux et voulait trop évidemment remettre en cause la conscience athéiste de l'écrivain. Il est bien porté aujourd'hui de se poser en fidéiste : c'est le recours récurrent des classes dominantes lorsqu'elles répriment et désespèrent le peuple ou s'apprêtent à aliéner et exploiter encore davantage. La spiritualité adulée aujourd'hui comme hier ne réside qu'en l'espoir d'une résurrection, d'une justice post mortem que le capitalisme n'a pas pour objet de promouvoir en ce monde . Cette spiritualité tant vantée, fondée sur la terreur de la mort me semble peu spirituelle.
01/02/2008 20:20 zeta (toulouse)
Merci Monsieur Enthoven pour ces émissions où réfléchir, découvrir, vont de pair avec faire preuve d'érudition, sans que la confrontation soit évitée.
Cette semaine autour de Maupassant m'a permis de découvrir Chloé Lambert : depuis 30 ans que j'écoute France Culture ou que j'entends des lectures d'oeuvres littéraires ici ou là, (et pour en mesurer toute la subtilité et l'exigence en m'y étant moi-même risquée) c'est seulement la 2ème fois (l'autre étant Dominique Blanc) que j'entends cela(oui, oui). Ni déclamation, ni grandiloquence, ni bredouillements, ni dramatisation inutile ou complaisante : le texte, une voix humaine qui lui donne vie. Bravo.
Ana Zeta
Contes et nouvelles de Maupassant : pour une poétique du recueil
Publications des universités de Rouen et du Havre. Collection Maupassant - 2008
L'histoire littéraire est jalonnée d'affirmations si convaincantes qu'elles se répètent à l'envi. Maupassant en a souvent été victime. On a pu dire que ses volumes de récits courts étaient la simple réunion - hasardeuse et opportuniste - des derniers textes parus dans la presse. Un certain nombre d'éditeurs ont alors redistribué les contes et nouvelles sur le lit de Procuste, regroupant de façon parfois arbitraire les récits courts autour de parcours thématiques et génériques. Pour une poétique du recueil se propose de montrer que, loin d'être la rencontre fortuite de textes, les volumes de contes conçus par Maupassant jouent avec les possibilités du livre et avec les voisinages de textes qu'il permet. Comment ignorer que, sur les quelque trois cents contes parus dans les journaux, Maupassant a laissé dans ses cartons un tiers de sa production et a ventilé les deux tiers restants dans quinze recueils qu'il a composés lui-même ? Pourquoi l'édition posthume ne les a-t-elle pas plus souvent pris en compte ? Selon quels critères les textes ont-ils été répartis par l'écrivain dans ses quinze ouvrages ? Que peut nous apprendre l'archéologie des recueils ? Dans quel sens les récits ont-il été réécrits pour prendre place dans le volume ? Quel est le rôle des nouvelles d'ouverture et de clôture ?
Les combinaisons nées de la discontinuité soufflent le chaud et le froid sur le recueil de récits courts et en font une forme idéale pour susciter maints effets de sens et donner la vision d'un monde qui va cahin-caha : le jour et la nuit, contrairement au titre ironique d'un des volumes, ne s'équilibrent pas, et le rire exacerbe - presque - toujours la dissonance.
Le recueil, tel que l'a voulu l'écrivain, apporte au «maussantophile» un supplément d'âme et de sens à la lecture des contes. Pour une poétique explore chacun des quinze ouvrages comme une aventure singulière.
- 4e de couverture -
préface de Philippe Hamon
Le Horla
Gallimard - Coll. Folioplus - 2003
Les trois versions du conte fantastique de Maupassant sont suivies d'un dossier construit autour de six points : mouvement littéraire, contexte, création, problématique, sujets de réflexion, chronologie et biographie. (dossier réalisé par Christine Bénévent - lecture d'image par Valérie Lagier.)
Pour les amoureux de Maupassant, ceux qui le découvrent ou le redécouvrent...
Mallarmé
Mallarmé Audio / Vidéo
Mallarmé - Poésies 1 - Littérature audio.com
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/stephane-mallarme-poesies.html
Mallarmé - Poésies 2 - Littérature audio.com
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/mallarme-stephane-poesies-2.html
Mallarmé - Livres audio - Audiocité.net
http://www.audiocite.net/recherche.php?livre-audio-gratuit=Mallarm%E9
Symphonie littéraire
Cantique de Saint Jean
Le Mystère, dans les Lettres
Enquête sur l'évolution littéraire
Stéphane Mallarmé - Recherche Internet Archive
http://www.archive.org/search.php?query=St%C3%A9phane%20Mallarm%C3%A9
printemps-des-poetes-deux-sonnets de S.Mallarmé
http://www.telerama.fr/livre/printemps-des-poetes-deux-sonnets-de-stephane-
mallarme,40215.php
Eric Rohmer - Stéphane Mallarmé
http://www.dailymotion.com/video/x2ihoc_eric-rohmer-stephane-mallarme_creation
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2010/albert-camus/emissions.php
Spécial Camus : tous les rendez-vous sur France Culture
> Carnet nomade
par Colette Fellous. réalisation : Vincent Decque.
dimanche de 14h à 15h
C'est avec sa fille Catherine Camus que ce carnet nomade rendra hommage à Albert Camus, mort accidentellement le 4 janvier 1960, mort avec son éditeur et ami Michel Gallimard, sur la route qui le ramenait de Lourmarin à Paris. Albert Camus avait quarante-six ans. Dans la sacoche qu'il avait posée sur la banquette arrière, il y avait un manuscrit inachevé, un grand roman auquel il avait travaillé pendant toute cette dernière année. Ce roman, c'est Le premier homme.
> Les Matins
par Marc Voinchet. réalisation : Dany Journo.
du lundi au vendredi de 7h à 9h
Spéciale Albert Camus
avec Jeanyves Guérin, Professeur de littérature française à l'Université Paris III et Benjamin Stora, Historien, spécialiste de l'Algérie contemporaine
> Tout arrive !
par Arnaud Laporte. réalisation : Laurence Millet, Luc-Jean Reynaud.
du lundi au vendredi de 12h à 12h30 et de 12h50 à 13h30
Spéciale Albert Camus
Arnaud Laporte reçoit Joël Calmettes pour le DVD Albert Camus, la tragédie du bonheur (Chiloé Productions) et Jacques Ferrandez pour L’Hôte d’après Albert Camus (Gallimard-Fétiche).
Arnaud Laporte reçoit l'écrivain Roger Grenier, auteur notamment de Camus, soleil et ombre (Gallimard) et Olivier Todd, écrivain, auteur notamment de Albert Camus, une vie (Gallimard) et de Un fils rebelle (Grasset).
> A plus d'un titre
par Tewfik Hakem et Jacques Munier. réalisation : Dominique Briffaut et Olivier Bétard.
du lundi au vendredi de 16h à17h
> Du grain à moudre
par Julie Clarini & Brice Couturier. réalisation : Marie-Christine Clauzet.
du lundi au jeudi de 18h20 à 19h
Video Interviews & Documents
2010.10.22: Discurso íntegro de Amin Maalouf, Príncipe de Asturias de las Letras 2010 - RTVE>> NEW
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2010.10.21 : "Amin Maalouf - Амин Маалуф - امين معلوف" - Euronews
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2010.10.20: Charlamos con el libanés Amin Maalouf en su casa de París - RTVE>> NEW
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2010.06.09 : El escritor libanés Amin Maalouf, galardonado con el Premio Príncipe de Asturias de las Letras 2010 - TVE>>
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2010.06.09 : Amin Maalouf gana el Príncipe de Asturias de las Letras 2010 - Radiotelevisión del Principado de Asturias>>
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épisode audio du vendredi 17/09/2010.
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Julien Gracq: Les Eaux Etroites
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Pour visiter le site de Pierre Ménard initiateur du projet
épisode audio du jeudi 15/07/2010.
Extraits vidéo
Chaque épisode de CONTACT est le fruit de deux jours intensifs de tournage avec un créateur, dans l’intimité de son environnement. Un privilège rare que peu d’équipes de télévision peuvent s’offrir aujourd’hui. Il résulte de ces rencontres un matériel vidéo riche et abondant que nous souhaitons partager avec vous sur notre site. Bonne découverte !
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Pour en savoir plus sur Daniel Pennac et son oeuvre
À consulter:
L'interview :
Les éditions Gallimard
Éditeur principal de Daniel Pennac.
Houellebecq et Adler, entretien 2010
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M. Houellebecq et L. Adler, entretien 2010
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Artist/Composer: FCulture
Keywords: Houellebecq; littérature